Je lève mon coude contre Outrance

Je léve mon coude contre Outrance

Chevalier de la table ronde, goûtons voir si le vin est bon…

Ma voix peut paraître maladroite, mes mains tremblotent de touche en touche sur le clavier. Je ne suis pas un apôtre, ni même votre mère, juste une passionnée qui souhaite parler d’une cause qui lui tient à coeur. 

Je désire alerter simplement sur ce phénomène. Si je fais ce métier, c’est bien parce que j’aime les alcools et le vin. Et mon rôle est de prendre soin de vous en  tant que professionnel de la buvette 😉

Ma petite histoire:

Avant-hier, attirée par le soleil luisant dans le ciel, je sors le bout de mon nez de mon ordinateur pour marcher un petit peu sur le chemin de mes magazines préférées. Une fois rentrée, je fonce sur la canapé pour feuilleter et me délecter de ces quelques pages. Et là, un article me troubla. Il m’invitait à prendre conscience de l’addiction lattant des femmes à l’alcool. Le sujet n’est pas passé inaperçu et surtout me tient a coeur. Le vin pour se détendre oui, oui,oui, pour résoudre ses problèmes non, non, non! D’autant plus avec mon métier. Alors je lève mon coude pour dire non, non a l’alcoolisme!!

La petite femme révoltée d’1m60 que je suis se mets, à ce moment là, à réfléchir sur cette situation. 

Philosophe à mes heures perdues, je divague sur la condition de la divine boutache. Un verre de vin peut être vue comme un partenaire bienfaisant, celui à qui l’on peut confier ses petits tracas. Oui, oui, oui… On le pense toujours amical et à nos côtés mais il parfois perfide. Il est l’ange et le démon sur le coin de ton épaule près à te susurrer ces quelques mots: « bois-moi » . Thèse, anti-thèse, synthèse… Tel le cake d’Alice, il est beau, alléchant. Vas-tu me faire grandir ou rapetisser à la première lampée? (vous avez deux heures).

Digression à part, comme tout le monde, j’adore quand les beaux jours arrivent pour me détendre au soleil prendre un petit canon post-job. Psychologiquement il me fait du bien car se sont des moments de joies, de pleurs, de plaisirs, de dragues, de communions. Du coups, pourrait-on dire que le vin et l’alcool en général sont des substituts de nos sentiments?

Un cri d’alarme

Mais là, je ne pouvais plus niée à l’évidence, il était mis en avant! L’alcoolisme passif grandissant de plus en plus dans nos sociétés. Certaines femmes boivent pour supporter la journée, pour supporter la charge de travail, le stress, la famille et pas juste un verre de vin. Je n’irais pas quatre chemins et je ne prendrais pas la voix d’un vieux professeur mais plutôt celle d’une amoureuse de son vignoble.

Avec modération et parcimonie, il n’est que fête et confort. Trop souvent, c’est trop. Trop pour ton corps, trop pour ton esprits, trop pour célébrer, trop pour savourer. 

Ces boissons ne sont que philosophie, passion et art de vivre. Art de vivre à la française. La petite « frenchie » que je suis en raffole j’aime toutes les appellation, toutes les régions, je rêve d’un tour du monde sur les chemins des nombreux vignobles tel le templier à la recherche du graal. Mais aujourd’hui, mes beaux jours sont sombres mes petits bouchons. Sombres de cette nouvelle. Nous sommes de plus en plus confrontés a ce fléaux divin, l’alcoolisme lattant. 

Et nous simple mortel ne disons rien. Nous trouvons cela tout à fait normal de s’assoir à une terrasse et boire un verre. Nous appelons cette tradition partager un bon moment. Mais quand ce verre souvent même ses verres deviennent une obligation pour nous fait tenir le bon cap de notre journée. Qu’il devient important. Nous pouvons alors parler d’alcoolisme. 

Le problème n’est pas le verre en lui même mais bien l’accumulation des verres dans la journée. Dans les quelques lignes survolées  nous retrouvions des femmes qui racontaient que pour tenir la journée de travail, elle avait besoin de boire sur l’ensemble de la journée (vodka, vin, bière…). Et c’est là! que notre joli ange devient le démon. Il est là pour nous aider là où finalement nous devrions peut-être trouver de nouvelle méthode pour trouver un sens à notre vie. On dit toujours que l’on peut arrêter comme ça du jours au lendemain. Mais c’est faux, c’est totalement bullshit. Aujourd’hui l’alcoolisme dans ses ambitions les moins fortes n’est même plus caché, il se montre au grand jour et ne choque personne. On dira juste que cette personne est festive, qu’elle aime la vie. 

Mais aimer le vin et les alcools ne n’est pas ça. La boisson ça se respecte, on la délecte gorgée par gorgée avec plaisir. 

Message de prévention

Alors attention. Ce sont parfois des petits gestes anodins de la journée. Un levée de coude par-ci, par-là: un verre de vin au déjeuné, la bière d’après le boulot, le verre de vin avec le plat. Des actions banales mais parfois elles révèlent plus que ce que l’on pense. Des actes festifs, mais qui peuvent être aussi dépression et fatigue. Et là, la frontière est mince.

Soyez vigilant quand vous prenez votre verre premier verre de vin. Demandez-vous pourquoi vous le buvez. Dégustez du vin et faire vous plaisir mais choisissez de la partager, et même si vous le consommez seul préférez les petites quantités comme la demi-bouteille (oui oui je prêche pour ma paroisse viticole, ne dit-on pas que la grappe de raisin ne tombe jamais loin du cep?). Bon blague à part boire du vin c’est canon mais prenons le temps de l’apprécier, de le savourer. Même si il est votre petite récompense du soir, mon carreau de chocolat, pensez à ne pas boire la bouteille complète et si cela deviens trop dur alors des addictologues seront là pour vous aider à réfréner. 

L’alcoolisme est une maladie et elle se traite, alors avant de tomber dedans comme Obélix dans la marmite pensez déjà à diminuer les doses quotidiennes et passez à la demi-bouteille (et oui je continue, vive Bacchus et attention à votre santé).

Maureen Dégustation

T c h i n T c h i n

Maureen, Les Petites Bouteilles

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